"Ça commence un lundi matin en classe. Le week-end est fini, tu n’as encore rien à raconter à moins que, pour répondre aux questions, tu inventes un nouveau récit, tu t’arranges avec la vérité. Tu en as l’habitude. Mais, ce matin-là, tu es interrompu. On te demande de tout répéter. Ça commence comme ça. Tu répètes 1 fois, 2, 3... à la 6è, tu peux encore revenir en arrière. À la 7è, tu t’embrouilles. À la 8è, t’es foutu, on ne te croit plus. Ça commence par une interruption. Qui, pour toi, a le goût d’une déflagration."